Réglementation & NormalisationUNM

Standardisation : l’Alliance fixe ses quatre priorités

Parce que l’Industrie du Futur s’appuie sur l’arrivée massive de nouvelles technologies, la normalisation est essentielle pour favoriser l’innovation. L’Alliance a défini sa stratégie dans ce domaine.

Le numérique, la robotique, la fabrication additive et l’assemblage multimatériaux : le groupe de travail Normalisation de l’Alliance Industrie du Futur a dégagé ces quatre priorités en matière de normalisation et de standardisation.

Pour Benjamin Frugier, co-animateur du groupe de travail, « la normalisation doit permettre de favoriser les innovations, d’améliorer l’interopérabilité des systèmes et d’abaisser les coûts d’acquisition des nouvelles technologies, notamment pour les PME. Nous devons donc établir une stratégie commune avec nos partenaires, en particulier allemands, pour renforcer notre position dans les instances de normalisation et de standardisation internationale ».

Pour cela, le groupe de travail recense les commissions dans lesquelles la présence française est indispensable, ainsi que les normes et projets de normes qui portent sur les quatre priorités.

L’UNM APPORTE SON EXPERTISE

L’Union de normalisation de la mécanique apporte son expertise dans la robotique et la fabrication additive, en collaboration avec le Symop* et le Cetim qui pilotent ces thématiques pour l’Alliance.

« Lorsqu’on démarre des travaux de normalisation, on commence toujours par étudier la bibliographie pour lister les normes existantes et déterminer s’il convient de les adapter ou d’en créer de nouvelles», explique Catherine Lubineau directeur technique de l’UNM. La commission UNM 81 “Robots et composants robotiques” travaille déjà sur de nombreux textes. Elle va clarifier le vocabulaire pour faire le distingo entre la robotique collaborative, l’exosquelette, la cobotique, et l’AGV (Automatic guided vehicles, robot mobile), avant de se pencher sur les normes de sécurité, de performance et de méthodes d’essais.

Sur la fabrication additive, la commission UNM 920 s’attelle à trois sujets prioritaires pour l’Alliance : les équipements sous pression, les dispositifs médicaux et la sécurité. Pour les équipe ments sous pression, la normalisation vise à donner confiance au marché, en garantissant que les pièces issues de la fabrication additive respectent bien la réglementation. Dans le même esprit, il faut prouver que les dispositifs médicaux répondent aux exigences de biocompatibilité. « Nous pouvons chercher des normes dans des domaines connexes et s’inspirer de leur démarche, reprend Catherine Lubineau. Ainsi, pour les équipements sous pression, l’exemple du soudage qui qualifie un mode opératoire et un opérateur pour garantir la qualité du produit final pourrait être suivi.

* Syndicat des machines et technologies de production

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