Emploi & FormationInstitut de Soudure

Soudage et contrôle : deux diplômes pour métiers en tension

Le Groupe Institut de Soudure prépare deux mentions complémentaires par alternance pour former des soudeurs et des agents de contrôle non destructif. Deux métiers très recherchés par les entreprises.

100 % de réussite aux examens, plus de 90 % d’embauches à l’issue de la formation. Les mentions complémentaires Soudage (MCS) et Agents de contrôle non destructif (MC ACND) ouvrent de larges débouchés pour les jeunes, en leur apportant une qualification spécialisée.

EN ALTERNANCE

Pour les employeurs, l’alternance est un moyen de recruter tout en intégrant le jeune sur une période longue. En effet, la formation d’une année est construite autour de périodes de deux semaines, soit en entreprise, soit dans l’un des centres de formation d’Institut de Soudure Industrie (Villepinte en Seine-Saint-Denis ou Latresne en Gironde) ou dans le centre de formation d’apprentis (CFA) partenaire de la Mention complémentaire.

DES MÉTIERS D’AVENIR

« Les techniciens en contrôles non destructifs et les soudeurs sont des métiers en tension, au même titre que les régleurs, les assembleurs au plan, les tuyauteurs industriels et les chaudronniers, indique Jean-Michel Meirhaeghe, responsable du développement des formations pour le Groupe Institut de Soudure. Avec des besoins dans quasiment tous les secteurs industriels : aérospatial, ferroviaire, nucléaire, pétrochimie, ouvrages d’art, matériels agricoles ou encore armement. Paradoxalement, au regard des difficultés économiques, nous recherchons des entreprises d’accueil. »

L’agent de contrôle non destructif (ACND) est le garant de la conformité des infrastructures soudées ou sous pression. Son futur rôle : préparer et organiser les contrôles en ateliers, lors de la fabrication de nouveaux éléments ou sur les sites industriels, pendant les arrêts de maintenance. Le soudeur se charge de l’assemblage des métaux. Outre la dextérité et la minutie, ce travail suppose d’être capable de lire les plans afin d’appliquer la méthode adaptée.

DES ÉVOLUTIONS POSSIBLES

La carrière de l’ACND l’amène naturellement à se spécialiser. Avec l’accord de l’entreprise d’accueil, la formation s’accompagne du passage de certifications dans une ou plusieurs méthodes (ressuage, magnétoscopie, radiographie, ultrasons), délivrées par la Cofrend. Sous réserve d’expérience suffisante, il peut suivre l’EAPS (École d’adaptation aux professions du soudage) pour devenir inspecteur en soudage ou chargé d’affaires. Quant au soudeur, sa mention peut également être complétée, après accord avec l’entreprise d’accueil, d’une certification (EN 287 ou AIR 0191) ou d’une qualification (CQPM) délivrée par la branche professionnelle. Le jeune aura d’autres opportunités de carrière, tant en France qu’à l’international, avec les formations de soudeur international (IWS) et de praticien international en soudage (IWP) pour évoluer vers les métiers de coordonnateur en soudage.

Qui est concerné ?La mention complémentaire est un diplôme national reconnu et délivré par le ministère de l’Éducation nationale, également enregistré dans le recueil national de la certification professionnelle (RNCP) de la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP). Elle vise à donner une qualification spécialisée à des candidats déjà titulaires d’un premier diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique et, éventuellement général. La MCS s’adresse aux titulaires d’un CAP, BEP ou Bac Pro dans les métiers de la chaudronnerie, de la ferronnerie d’art, de l’électrotechnique, des constructions métalliques ou encore des installations sanitaires et thermiques. La MC ACND s’adresse aux titulaires d’un niveau Bac Pro au minimum avec une spécialité dans l’électrotechnique, l’usinage, la chaudronnerie ou les constructions métalliques.
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