Crédit CoopératifStratégie éco

Les six critères qui comptent pour votre banque

Avant tout financement, votre banque analyse la situation économique et financière de votre entreprise. Au-delà des critères généraux propres à toute société, comme la solvabilité, le Crédit Coopératif développe une analyse spécifique pour les PMI. Mieux l’entreprise informera sa banque, mieux elle sera financée par elle.

LA VALEUR AJOUTÉE

Plus que le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée exprime le savoir-faire de l’entreprise. Sa constitution et son évolution permettent de comprendre si elle se bonifie ou si elle régresse. Avec la FIM, le Crédit Coopératif a étudié des moyennes de référence pour différentes activités industrielles, en segmentant par taille d’entreprise afin de tenir compte des mécanismes de sous-traitance. Cela facilite l’analyse de l’entreprise par rapport à son secteur et à sa taille, notamment pour comparer sa rentabilité nette.

LE CYCLE DE PRODUCTION

Rapporté en nombre de jours de chiffre d’affaires, l’analyse du cycle de production permet de savoir quand la production stockée sera facturée et à quel niveau d’avancement des marchés principaux elle correspond.

LE CARNET DE COMMANDES

Il permet de déterminer le taux d’utilisation des équipements productifs afin d’anticiper les besoins de financement à court terme. Une forte augmentation des commandes risque de tendre la trésorerie dans l’attente des encaissements ; à l’inverse, une chute des commandes peut améliorer la trésorerie dans un premier temps. À cela s’ajoutent deux questions: les marchés industriels sont-ils facturés à l’avancement avec ou sans transfert de propriété ou à l’achèvement ? Quels services, garanties et financements la banque peut-elle mettre en place pour optimiser le respect des conditions financières du marché ?

L’AMORTISSEMENT DES ÉQUIPEMENTS DE PRODUCTION

C’est un élément essentiel du bilan d’une entreprise industrielle. Un équipement récent et peu amorti a des chances d’être plus productif. Cependant, certaines activités préfèrent consacrer des charges d’exploitation pour assurer un bon niveau de maintenance d’un équipement amorti, afin de limiter la mobilisation de capital ou l’endettement. Le rapport entre le taux d’amortissement des équipements et la productivité est utile pour s’assurer des bons choix du dirigeant.

LES MÉCANISMES DE SOUS-TRAITANCE

Du côté du donneur d’ordre, il s’agit d’estimer le coût relatif de la sous-traitance dans la marge vendue. Du côté du sous-traitant, il faut comprendre la place de l’entreprise (fournisseur de rang 1, 2, 3, référencé ou non, etc.) ainsi que les conditions financières : délais de paiement, possibilités de paiement direct des sous-traitants auprès du donneur d’ordre, etc.

LE STOCK

Le stock industriel est l’un des postes majeurs analysé par le banquier, en distinguant les matières premières, les encours de production et les produits finis. Quel est son délai de rotation par rapport au chiffre d’affaires ? Est-il alourdi par des affaires litigieuses ? Est-il financé par des ressources longues, par des acomptes fournisseurs ou bien par des concours bancaires à court-terme ? Autant de degrés décroissants d’autonomie financière. Les matières premières sont-elles facturées selon un prix fixé avant la commande ou bien au prix coûtant ? S’ils sont significatifs, les encours de production expriment-ils un avancement de gros marchés, à considérer avec la production stockée ?

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