Réglementation & NormalisationUNM

Promouvoir son savoir-faire à l’international

Maîtriser le contenu des normes, faire reconnaître son savoir-faire, échanger sur l’état de l’art : autant de bénéfices obtenus en participant aux travaux de normalisation.

En période de restriction budgétaire, la tentation est forte pour les entreprises de rogner sur leurs budgets normalisation, pour les reporter sur la prospection internationale, par exemple. D’autant que l’investissement n’est pas seulement financier, mais également humain : intégrer un groupe de normalisation suppose d’y dépêcher régulièrement des experts.

En février dernier, Lydie Évrard, déléguée interministérielle aux Normes, rendait au ministre de l’Économie un rapport intitulé “La Normalisation, levier de compétitivité”. Lors d’une conférence de présentation du rapport à l’AFNOR, elle insistait : « La normalisation reste un outil qui accompagne une stratégie industrielle. C’est en fonction de cette dernière que se définit la stratégie de normalisation et non l’inverse. »

Levier de compétitivité

La normalisation constitue un levier de compétitivité, plus encore pour les entreprises qui travaillent à l’international, parce qu’elle leur permet de diffuser leur savoir-faire et leurs standards au niveau mondial. C’est l’une des raisons majeures qui a poussé Alstef Automation à s’investir dans la normalisation. Djemal Ghanem, son directeur industriel, préside la commission UNM 89 “Manutention continue” et le comité européen (CEN/TC 148) qui travaille sur le même sujet, ainsi que la commission UNM 86 relative à la sécurité des transtockeurs.

Alstef Automation est connue pour ses convoyeurs de bagages dans les aéroports, ainsi que ses systèmes de manutention et de stockage automatisés de palettes. Des équipements soumis à des règles de sécurité très strictes liées à la directive européenne “Machine”.

Certaines normes donnent présomption de conformité à cette directive. En clair, si le produit respecte la norme, il est considéré comme conforme à la réglementation européenne. « Être impliqués dans la normalisation nous permet de bien maîtriser le contenu de ces normes et d’être parmi les premiers à les respecter, explique Djemal Ghanem. Vis-à-vis de nos clients et partenaires nous nous trouvons ainsi dans une situation plus confortable. Notre implication nous permet d’anticiper l’évolution des normes et de la réglementation et donc de disposer d’une longueur d’avance par rapport à nos concurrents qui ne participent pas aux travaux de normalisation. »

Des idées d’innovation

Au sein des comités techniques et des groupes de travail, Alstef Automation fait reconnaître ses standards et déploie ses bonnes pratiques au niveau international.

Bien sûr, certains confrères d’Alstef Automation essayent eux-aussi d’imposer leurs pratiques. Les travaux de normalisation permettent alors d’échanger sur des solutions techniques, dans la limite du secret industriel.

« Ce partage de l’état de l’art nous tire vers le haut, à un moment où les exigences en termes de sécurité deviennent de plus en plus fortes, estime Djemal Ghanem. Enfin la confrontation des idées techniques nous permet de savoir si nous allons dans le bon sens et si nous avons de l’avance par rapport à nos concurrents. Dans le cas contraire, elle peut nous donner des idées d’innovation. » L’innovation, l’un des facteurs majeurs de compétitivité.

Alstef Automation en bref

Alstef Automation conçoit et réalise des systèmes automatiques de manutention et de stockage dans le domaine des aéroports, de la logistique et de l’industrie. La société réalise un chiffre d’affaires consolidé de 40 millions d’euros. Elle emploie 200 personnes, et compte trois filiales au Canada, en Turquie et en Russie.

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