FIMRéglementation & Normalisation

Mobilisation contre la contrefaçon

Les Fédérations de la mécanique, de l’électronique et du bâtiment (FIM, FIEEC, FFB) partent en guerre contre la contrefaçon. Avec leurs syndicats, elles ont lancé des actions de sensibilisation à l’occasion du salon Batimat. Autre syndicat très impliqué : Artema*.

Le 4 novembre dernier, à l’occasion du salon Batimat qui s’est tenu du 2 au 6 novembre, la FIM, la FIEEC (Fédération des Industries Électriques Électroniques et de Communication) et la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ont signé une convention pour lutter contre le commerce de produits contrefaisants et la diffusion de produits non conformes. Les trois partenaires s’engagent à sensibiliser leurs adhérents sur les dangers de ces pratiques illégales et dangereuses.

4,5 milliards d’euros de dommages économiques

L’accent est souvent mis sur les conséquences économiques, avec notamment les distorsions de concurrence et la perte de confiance des clients et consommateurs dans certains produits. La contrefaçon représente chaque année 4,5 milliards d’euros de dommages économiques pour les entreprises françaises. L’OCDE a chiffré à 200 000 le nombre d’emplois perdus par an dans le monde, dont 30 000 en France.

Mais « la contrefaçon et les produits non conformes peuvent aussi avoir des conséquences dramatiques pour les salariés comme pour les consommateurs », insiste Patrick Gaillard, directeur des affaires juridiques de la FIM. On imagine aisément les conséquences d’une installation de protection incendie défectueuse, d’un équipement de protection individuelle non conforme, d’un disque diamanté de mauvaise qualité sur une machine électroportative ou d’un roulement endommagé dans une automobile.

Une campagne mondiale

Déjà associés au sein de l’OCTIME (Observatoire contre les Trafics Illicites de Matériaux et d’Équipement), la FIM, la FIEEC et la FFB ont mené des actions au cours du salon Batimat. Sur le stand de la FFB, les membres de FIM Cobat, le groupement de marché bâtiment de la FIM, a exposé des produits de contrefaçon pour que les visiteurs puissent appréhender concrètement les risques.

Trois syndicats (le Cisma avec le SNAS, la FFMI et Profluid**) ont animé des conférences sur la surveillance des marchés, l’une des composantes de la lutte contre la contrefaçon. De son côté, le Cisma a distribué une brochure de sensibilisation sur le sujet permettant d’aider les entreprises à se poser les bonnes questions au moment de l’achat en termes de prix, de respect des normes et des réglementations, d’assurance, de responsabilité pénale…

Un autre syndicat de la FIM est très engagé : le 7 octobre dernier, Artema, syndicat des industriels de la mécatronique, a présenté la campagne mondiale “stopfeakbearing.com” menée par la WBA*** (World Bearing Association), à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue au musée… de la contrefaçon à Paris. Pour relayer en France les différentes actions de la WBA, Artema et les fabricants de roulements ont ainsi élaboré une plaquette de sensibilisation qui recense les bonnes pratiques pour se prémunir des contrefaçons. Elle a été diffusée à plus de 1500 distributeurs. Les producteurs travaillent également avec les autorités : formation des douaniers, expertises de saisie…

 

* Artema : syndicat des fournisseurs de composants, de solutions, et de systèmes dans les domaines de l’Étanchéité, des Fixations, des Transmissions Hydrauliques, Mécaniques et Pneumatiques, des Roulements et Guidages Linéaires et de la Mécatronique.

** Cisma : Syndicat des équipements pour la construction, les infrastructures, la sidérurgie et la manutention. SNAS : Syndicat National des Abrasifs et Superabrasifs. FFMI : Fédération française des métiers de l’incendie. Profluid : Association française des pompes et agitateurs, des compresseurs et de la robinetterie.

*** Association mondiale des roulements.

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