Institut de SoudureRéglementation & Normalisation

Le contrôle en blockhaus moins cher, plus sûr

Pour répondre aux exigences de l’Autorité de sûreté nucléaire, les fabricants devront adopter des méthodes alternatives aux contrôles radio dans leurs ateliers. Le recours au parc de blockhaus français est une solution très compétitive.

Vérifier la santé d’une pièce avant de la livrer à son client est impératif. Ces contrôles sont bien souvent réalisés au sein même de leurs ateliers par radiographie X ou gamma. Problème : l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) se montre de plus en plus ferme sur l’application des principes de radioprotection. À savoir, la radiographie ne peut être retenue qu’en l’absence d’autre méthode utilisable. En effet, l’emploi de sources radioactives en zone non conf inée peut être la cause d’incidents de radioprotection. « En cas d’ESR (Événement significatif pour la radioprotection), les ateliers peuvent être fermés sur décision de l’ASN pendant plusieurs mois, le temps que le protocole pour extraire la source soit mis en oeuvre », explique Christian Rohaut, chef de marché Fabricants-Infrastructures au sein du Groupe Institut de Soudure.

Des prix et des délais réduits 

Aussi performantes soientelles, les méthodes alternatives, comme les ultrasons, ne répondent pas forcément aux exigences des codes sur lesquels les fabricants s’appuient. Restent les contrôles radio dans des blockhaus dont l’épaisseur des murs peut dépasser un mètre : ils offrent les mêmes résultats que la radiographie sur site, les soucis de radioprotection en moins. Et ce, « pour moitié prix, assure Christian Rohaut, car un seul opérateur suffit, contre une équipe de deux personnes pour les contrôles sur site ». Les délais d’exécution se trouvent également réduits : d’une part, la gestion des sources est simplifiée par rapport aux procédures assez lourdes imposées par l’ASN sur les sites clients ; d’autre part, les contrôles sont facilités car réalisés sur une table à hauteur d’homme. Exemple : une opération pour radiographier sur site une trentaine de tronçons de tubes nécessitera l’intervention de 2 personnes pendant 3 jours ; en blockhaus l’opération n’occupera qu’une seule personne pendant deux jours. 

Une vingtaine de blockhaus répartis sur tout le territoire

Malgré un parc important dans toute la France, la solution des blockhaus reste peu utilisée. Le Groupe Institut de Soudure en compte à lui seul une vingtaine répartis sur tout le territoire. « Selon la dimension des pièces et leur forme, cette solution peut être difficile à mettre en oeuvre, explique Christian Rohaut. Il existe toutefois de très grands blockhaus comme celui de Port-de-Bouc (9,30 m x 4 m) qui peuvent accueillir des tronçons isométriques de tuyauterie préfabriquée allant jusqu’à 5,5 mètres de long. »

L’évolution des sources permet également de traiter désormais un plus large échantillon de pièces. « Avec les sources cobalt on peut désormais contrôler des pièces dont l’épaisseur atteint 200 mm comme, par exemple, les pièces de fonderie », affirme Christian Rohaut. Par ailleurs, avec la tomographie, une sorte de scanner, il est possible également, dans un espace conf iné, de radiographier en trois dimensions des pièces afin d’identifier des anomalies et de les mesurer très précisément. Lorsque, le déplacement des pièces n’est pas possible, l’emploi de la gammagraphie de proximité devient de plus en plus incontournable. En effet, elle permet de réduire le débit de dose, d’augmenter la co-activité et donc de réduire les temps d’arrêt. La solution brevetée par l’Institut de Soudure dans ce domaine, le Gammaprox, est souvent retenue par les industriels pour les interventions sur site ou en zone publique. Les gains réalisés sur les temps d’arrêt peuvent alors se chiffrer en millions d’euros.

Contact 
Christian Rohaut
01 49 90 36 48
Groupe Institut de Soudure

 

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