Réglementation & NormalisationUNM

La norme moteur de croissance

p-21-kakemono_entierUne croissance du chiffre d’affaires, une augmentation des ventes à l’export, une production accrue : trois effets bénéfiques de la participation aux travaux de normalisation, selon une étude du BIPE.

Participer aux travaux de normalisation apporte un vrai « plus » à l’activité économique d’une entreprise. C’est ce qui ressort d’une étude du BIPE menée pour l’Afnor. Ce cabinet spécialisé dans la prospective économique et le conseil stratégique a croisé les données économiques provenant de 2 099 entreprises de tous secteurs ayant participé à la normalisation depuis 2005, et isolé trois agrégats pour mesurer l’effet des normes : la croissance du chiffre d’affaires, le taux d’export et la production.

Au bon endroit, au bon moment, avec le bon produit 

Première constatation, les entreprises parties prenantes d’une commission de normalisation observent un surcroît de croissance annuelle du chiffre d’affaires de 20 %. « Autrement dit, participer au processus de normalisation ouvre des marchés, peut-on lire dans l’étude : cela permet à l’entreprise d’être au bon endroit, au bon moment, avec le bon produit ou le bon service. »

En effet, le travail dans les instances de normalisation favorise la veille technologique et concurrentielle. « Depuis plusieurs années, je suis investi dans des groupes de travail pour faire valoir mes produits et mes solutions, témoigne Antoine Huchez, Président d’Huchez-Treuils. J’y ai beaucoup appris tant sur la technologie que les nouveaux marchés que je pouvais explorer ».

La normalisation permet également de côtoyer des clients à l’image de Eric Baustert, directeur de la R & D de VOLUM-e : « La multiplication des groupes de travail chargés d’élaborer les normes constitue pour l’entreprise un vivier de contacts dans la majeure partie des pays industrialisés du monde, qu’il s’agisse de clients ou de fournisseurs. Le travail dans les commissions de normalisation m’a donc permis de développer un réseau qui a contribué à augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise ».

Passeport pour vendre hors de ses frontières 

Deuxième constatation : « la norme est un passeport pour mieux vendre hors de ses frontières », avec un taux d’export de 18,2 % pour les entreprises impliquées contre 15,3 % pour les autres. « Dans une économie globalisée, avec de grands groupes présents sur l’ensemble de la planète et des acteurs locaux, il est essentiel de disposer d’un référentiel commun, de parler le même langage, pour répondre aux appels d’offres, estime Philippe Clément, Président de Freudenberg.

Pour l’entreprise fournisseur, c’est un gage de sérieux, la preuve de sa capacité à fabriquer les produits selon l’état de l’art. Pour l’utilisateur, c’est un moyen de comparer les produits, et de choisir la solution la mieux adaptée au regard de ses besoins et de ses objectifs ».

Troisième constatation : « Si les entreprises n’appliquaient pas les normes pour leurs produits et services, elles vendraient moins, donc produiraient moins ». L’étude évalue à 15 milliards d’euros l’apport annuel de l’utilisation des normes volontaires à la production française. En outre, « participer en amont à l’élaboration des normes, et influer sur leur évolution, permet de gagner du temps. L’entreprise produira davantage, plus vite, plus tôt, et arrivera première sur les marchés concernés ».

Enfin, l’étude montre que la normalisation constitue également un outil pour réduire ses coûts notamment en maîtrisant ses consommations d’énergie, par le biais de normes de mesure de ces consommations.

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