Réglementation & NormalisationUNM

« La normalisation renforce la compétitivité de nos entreprises », Jérôme Bataille, dirigeant de Poclain Hydraulics, président de

La normalisation offre un terrain propice à l’ouverture des marchés et au déploiement des innovations. Normaliser les produits, les rendre compatibles entre eux, les rend universels. C’est aussi un moyen de développer l’industrie française en général et l’industrie mécanique en particulier. Ce qui favorise les relations commerciales entre les différents pays et place les industriels sur un même niveau de compétition. Nos entreprises exportatrices peuvent ainsi vendre leurs produits partout dans le monde. Et sur le marché intérieur, elle apporte des garanties aux utilisateurs. La normalisation obéit à des règles de transparence, d’ouverture et de consensus. En ce sens, on peut donc dire qu’elle renforce la compétitivité de nos entreprises.

D’où l’importance d’une politique de normalisation réellement internationale comme le prônent la France et l’Union européenne. La politique européenne de normalisation est claire : toutes les normes conçues au niveau français ou européen ont vocation à devenir mondiales, en les portant à l’ISO, l’organisme de normalisation reconnu au niveau international.

Aujourd’hui, nous assistons à une forte poussée des pays asiatiques pour rejoindre les comités techniques et groupes de travail de l’ISO. C’est une bonne nouvelle, l’entrée de ces pays, et notamment de la Chine, dans les processus de normalisation peut devenir un gage d’ouverture de ces marchés à nos produits. Encore faut-il veiller à ce qu’ils n’imposent pas leurs savoir-faire à travers leurs normes, l’effet serait alors inverse. Dans ce contexte, les mécaniciens ont tout intérêt à se grouper au sein de leur bureau de normalisation sectoriel : l’UNM (Union de Normalisation de la Mécanique). D’une part, cela permet de rassembler et de faire collaborer efficacement les experts de la FIM, des syndicats professionnels, du Cetim, du Cetiat et des industriels.

D’autre part, au sein de l’UNM, nos industries peuvent peser dans les négociations. La France, au travers de l’UNM, est l’un des participants les plus actifs aux travaux de normalisation des produits mécaniques, avec ses partenaires américains et allemands. Elle gère 4 400 normes, dont 80 % internationales. Il s’agit de rédiger de nouveaux textes, de les réviser régulièrement, et de les supprimer lorsque les évolutions technologiques, sociales, réglementaires ou économiques les rendent obsolètes. Tant il est vrai que la normalisation est un processus vivant. « Normaliser les produits, les rendre compatibles entre eux, les rend universels. » Ce numéro de MécaSphère est édité par la FIM et ses partenaires CEMECA

* Jérôme Bataille a été nommé président de l’Union de Normalisation de la Mécanique le 24 mars 2015

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