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Industrie Lyon 2017 : à l’heure de la reprise des investissements productifs

DU 4 AU 7 AVRIL, À EUREXPO LYON, se tient la 7ème édition du salon Industrie, au moment où l’investissement productif connaît une embellie, porté par des programmes comme Robot Start PME et l’Industrie du Futur. La mécanique est présente en force sur ce salon.

UN CONTEXTE FAVORABLE

+ 5 % : jamais les investissements productifs n’ont connu une telle progression depuis 2011. Les ventes de robots ont augmenté de 15 % et la reprise dans les chariots industriels (entre + 11 et 40 % suivant les produits) témoigne d’un regain global de l’activité industrielle. Principaux secteurs clients de ces investissements : + 39 % pour l’automobile, + 12 % pour la mécanique et 12 % pour la chimie. L’effet du dispositif de suramortissement a joué. Pour Bruno Grandjean, Président de la FIM, il n’explique pas tout : « L’effort de pédagogie pour expliquer le retard français en matière d’équipement et l’accompagnement des PME au travers de Robot Start PME, initié par le Symop, puis du programme Industrie du Futur, mené avec le Cetim, portent leurs fruits. Les industriels prennent conscience que la modernisation de leur outil de production est indispensable. » Le Symop, organisation professionnelle des fournisseurs de technologies de production, a lancé récemment le Manifeste pour l’investissement productif, véritable contrat de mandature pour accompagner les entreprises dans la transformation numérique. « Soyons audacieux, lance Constant Bernard, Président du Symop. D’ici la fin du prochain quinquennat, la production industrielle doit retrouver, sous un modèle différent, sa place dans la création de richesse nationale. »

LA MÉCANIQUE EN FORCE SUR LE SALON INDUSTRIE

FIM, Cetim et Symop sous la bannière commune "Place des Industries Mécaniques" à Paris en 2016 ©DR
FIM, Cetim et Symop sous la bannière commune « Place des Industries Mécaniques » à Paris en 2016 ©DR

Dans ce contexte favorable, la mécanique affiche son unité et la force de son engagement pour l’industrie, sous la bannière Place des Industries Mécaniques. Un stand commun partagé par la FIM, le Cetim, le CTDec et le Symop. FIM Auvergne-Rhône- Alpes propose un espace sous-traitance, dans lequel une vingtaine d’industriels est conviée et un espace est dédié à l’usinage, avec l’Amics-E&Pi (Syndicat de l’usinage, de la mécanique industrielle, des machines spéciales et de l’industrie de process). Le Symop organise aussi un collectif « Mesure, Vision et Contrôle » avec pour ambition de proposer à ses adhérents un lieu d’exposition et de rencontres. Certains syndicats innovent, à l’image du SNDEC (Syndicat national du décolletage) et de son salon SMILE, un concept original pour attirer les jeunes vers l’industrie. D’autres apportent la preuve des savoir-faire par l’exemple. C’est le cas de l’UITS (Union des industries du traitement de surface) et de son animation « Peinture en live ! ». Une ligne de peinture manuelle et automatique en fonctionnement qui montre tous les stades d’une opération de peinture, depuis la pièce brute, découpée sur le stand d’un exposant du salon, jusqu’à l’objet peint et remis aux visiteurs. Et pour la première fois, l’EMM (European Mechatronics Meeting) se tient dans le cadre du salon Industrie. Le 6 avril, cette journée, en partenariat avec le Cetim et le syndicat Artema (Syndicat de la mécatronique), permet d’expliquer les tendances de fond en matière de mécatronique.

« L’effort de pédagogie pour expliquer le retard français en matière d’équipements et l’accompagnement des PME au travers de Robot Start PME, initié par le Symop, puis du programme Industrie du Futur, mené avec le Cetim, portent leurs fruits. Les industriels prennent conscience que la modernisation de leur outil de production est indispensable. » Bruno Grandjean, Président de la FIM

PORTE-VOIX DE L’INDUSTRIE DU FUTUR Tous ces acteurs de la mécanique portent la voix de l’Industrie du Futur, d’abord, au travers de conférences, de débats et d’échanges. Avec l’Alliance Industrie du Futur, la FIM, le Cetim et le Symop, organisent sur le plateau TV une table-ronde sur le sujet « Industrie du Futur, 2 ans après ». Sur le plateau TV également, le 4 avril, le Symop évoque le droit de la robotique, technologie phare de l’Industrie du Futur et la publication du manuel « Commande numérique – intégrer le numérique dans votre production ». Le syndicat annonce la mise en place prochaine d’un Comité éthique national robotique et intelligence artificielle. Le Cetim, lui, est partie-prenante de la journée régionale « Ambition Industrie du Futur », organisée le 5 avril par l’ARDI (Agence régionale Rhône-Alpes Auvergne). Elle vise à sensibiliser les entreprises aux enjeux de l’Industrie du Futur et à diffuser les bonnes pratiques régionales. Plus de 1 000 personnes sont attendues pour cet événement qui comprendra une matinée de conférences et une aprèsmidi de visites guidées thématiques.

LES NOUVELLES TECHNOLOGIES REGROUPÉES DANS LE LABO INDUSTRIE

Simulations et démonstrations dans le Labo Industrie à Paris en 2016 ©FOUCHA_MUYARD
Simulations et démonstrations dans le Labo Industrie à Paris en 2016 ©FOUCHA_MUYARD

Il s’agit de présenter les principales technologies nécessaires pour moderniser les outils de production. Elles sont regroupées, sous forme de démonstrateurs, au sein du Laboratoire Industrie, co-conçu par GL Events, organisateur du salon, l’ARDI, le CEA Tech, le Cetim et le Symop. Sur 200 m2, elles sont réparties dans quatre espaces :

• objets connectés et Internet industriel

• procédés de fabrication avancés avec la fabrication additive, l’assemblage multimatériaux et le recyclage des thermoplastiques

• nouvelle approche de l’homme au travail avec la cobotique, la robotique collaborative, des démonstrations de réalité virtuelle et augmentée

• lignes et îlots connectés avec une cellule robotisée flexible permettant de corriger les dérives des machines d’usinage mise au point par le Cetim-CTDec, ou Brain Cube, un logiciel d’optimisation des paramètres de process, conçu par une start-up.

En 2016 à Paris, le Laboratoire Industrie du Futur avait accueilli près de 1 100 personnes.

DE JEUNES TALENTS À ATTIRER

SMILE : les jeunes découvrent l'industrie à Paris en 2016 ©Fabien-Chamakoff-SMILE
SMILE : les jeunes découvrent l’industrie à Paris en 2016 ©Fabien-Chamakoff-SMILE

Enfin, les mécaniciens mettent l’accent sur un enjeu majeur : attirer les jeunes vers l’industrie. Concept unique et innovant inventé par le SNDEC, le salon SMILE, ambitionne de faire évoluer la perception des jeunes et les attirer vers l’industrie. Son principe : reconstituer une entreprise industrielle pour leur faire découvrir la diversité et la richesse des métiers et des formations au travers d’un parcours comprenant 14 étapes (ressources humaines, achats, bureau d’études, production, etc.). En amont, les jeunes ont préparé leur visite. Ils ont prévu une sortie en montagne et ont besoin d’une lampe de poche. En cours, avec leur enseignant, ils ont utilisé le logiciel Solidworks pour designer l’objet et viennent sur SMILE pour voir, comprendre et participer à la production de la lampe, avec toutes les étapes de la conception à la livraison. « L’intitulé des métiers de l’industrie n’évoque souvent pas grand-chose aux jeunes qui ont une fausse idée de ce qu’est une usine, estime Jérôme Akmouche, directeur général du SNDEC. Avec SMILE, ils expérimentent et découvrent de manière interactive la réalité de la vie industrielle ». Et ça marche ! Après neuf éditions en Haute-Savoie, les classes des sections industrielles dans les lycées et écoles du département sont en hausse depuis cinq rentrées et remplies à 95 %, du bac pro au diplôme d’ingénieur. Du jamais vu !

Plus d’informations sur le salon Industrie Lyon 2017

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