Emploi & FormationInstitut de Soudure

Former directement les demandeurs d’emploi aux besoins de l’entreprise

« Aujourd’hui les tuyauteurs spécialisés dans le nucléaire trouvent tous un travail.
Nous ne cherchons pas à les débaucher. Nous préférons les former avant de les recruter. » Depuis 2008, Henri-Guillaume Gueydan, directeur admistratif et financier de Sigedi, un sous-traitant de l’industrie nucléaire qui emploie 275 salariés, utilise le dispositif de formation/emploi proposé par le Groupe pour les métiers en tension.
« Jusqu’en 1996, nous étions orientés vers la formation des salariés en entreprise, rappelle Jean-Michel Meirhaeghe, responsable du développement des formations pour le Groupe Institut de Soudure (IS). Nous avons ouvert nos formations à d’autres publics, notamment les demandeurs d’emploi. » Pour ce faire, le Groupe IS met en place des filières de formation adaptées aux compétences recherchées par les entreprises : soudeur industriel et tuyauteur industriel (niveau CAP /BEP ), spécialiste international en soudage avec un complément en contrôle non destructif (niveau Bac professionnel), technologue international en soudage avec un module en inspection soudage (niveau BTS).
95 % de retour à l’emploi durable Concrètement, l’entreprise établit son cahier des charges, en fonction duquel l’IS propose un parcours pédagogique. Avec les services de Pôle emploi, les candidats potentiels sont identifiés puis sélectionnés. En échange de l’engagement à embaucher le demandeur d’emploi – sous réserve qu’il obtienne sa qualification -, le Conseil régional finance tout ou partie de la formation qui se déroule sur les sites de l’IS ou dans un CFA (Centre de formation des apprentis) partenaire. « L’entreprise reste porteur du projet, insiste Jean-Michel Meirhaeghe. Nous jouons le rôle d’assemblier de la formation. » Et ça marche ! Sur les huit dernières années, le taux de retour à l’emploi durable des 1 000 demandeurs d’emploi formés avoisine les 95 %.
En 5 ans, Sigedi a ainsi recruté 25 jeunes qui ne disposaient d’aucune compétence en tuyauterie industrielle mais qui se montraient particulièrement motivés, par l’intermédiaire du Cared (Contrat d’aide et de retour à l’emploi durable) mis en place par le Conseil régional Rhône-Alpes. Pendant sept mois, ils ont suivi une formation à plein temps à l’IS. Le Conseil régional Rhône-Alpes a pris en charge le coût de la formation, soit 15 000 euros par personne.
« Nous n’aurions pas pu financer une telle formation, explique Henri-Guillaume Gueydan. En effet, il faut savoir qu’un soudeur ou un tuyauteur ne devient totalement autonome qu’après cinq ans de pratique en atelier puis sur site. Cela représente un investissement important pour une société comme la nôtre. » Outre Rhône-Alpes, l’Alsace, la Basse- Normandie et l’Aquitaine proposent des dispositifs similaires, qui pourraient se généraliser à tout le pays.

> Contact : Jean-Michel Meirhaeghe (IS) jm.meirhaeghe@institutdesoudure.com
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