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Des normes pour améliorer l’efficacité énergétique

QUEL EST LE CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE et quelles sont les normes en matière d’efficacité énergétique ? Le comité d’orientation de l’UNM (Union de Normalisation de la Mécanique) s’est penché sur cette question.

Selon Lisa Noury, juriste au service environnement de la FIM, « en matière d’efficacité énergétique, quatre réglementations ont un impact direct sur les produits de la mécanique : le projet de loi française relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ; la directive européenne 2012/27/CE sur l’efficacité énergétique qui oblige notamment les grandes entreprises à réaliser un audit énergétique ; la directive 2009/125/CE sur l’écoconception des produits liés à l’énergie ; et la directive 2010/31/UE sur la performance énergétique des bâtiments. »

La directive 2012/27/CE stipule que les audits énergétiques devraient tenir compte des normes d’audits et de management de l’énergie (EN ISO 50001). En clair, respecter ces normes vaut respect de la réglementation. Dès lors, les grandes entreprises soumises à l’obligation de l’audit énergétique ont peut-être intérêt à être certifiées ISO 50001. D’autant que, selon une étude menée par l’AFNOR auprès de 54 entreprises certifiées ISO 50001, l’économie réalisée peut aller jusqu’à 25 % de la facture énergétique annuelle.

Au-delà, « 40 normes de la mécanique sur l’efficacité énergétique sont en cours d’élaboration, souligne Catherine Lubineau, directeur technique de l’UNM. Trois d’entre elles précisent les méthodes d’audit de systèmes sur site. Les autres concernent la conception des produits et systèmes selon trois types : normes de calcul et dimensionnement, normes d’amélioration et normes de méthode d’essai et de déclaration. »

Illustration concrète pour la profession des pompes, agitateurs, compresseurs et robinetterie où l’enjeu est de taille puisque les pompes et compresseurs installés en Europe consomment l’équivalent de 50 % de la production électrique française.

Au niveau des produits, pour les pompes à eau claire, la réglementation a créé un indice minimum d’efficacité (MEI) avec des seuils. Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, les pompes présentant un MEI inférieur à 0,4 sont exclues du marché. Il est donc impératif de disposer d’une méthode fiable pour obtenir et afficher ce MEI. Par ailleurs, « l’approche produit étendue permet de prendre en compte les performances énergétiques des différents « composants » pour caractériser la performance énergétique du produit global, précise Christophe Bochaton, responsable technique de Profluid. Des travaux ont démarré dans ce sens au sein du comité de normalisation européen des pompes (CEN/TC 197). »

Enfin, un audit énergétique sur un système de pompage permet d’identifier jusqu’à 90 % d’économies d’énergie, pour peu que l’on dispose d’une bonne méthodologie : les normes d’audit énergétique des systèmes de pompage et d’air comprimé répondent à ce besoin.

Des outils sont développés dans d’autres secteurs et pourraient voir le jour sous forme de normes. Menés actuellement dans ce sens au Cetim, les principaux travaux concernent les garnitures mécaniques, les machines pour agro-alimentaire, les transmissions mécaniques, les transmissions hydrauliques, les élastomères, les machines textiles.

 

 

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