Institut de SoudureStratégie éco

Des équipements sous surveillance permanente

En “interrogeant” en permanence l’état d’une structure (pipeline, réservoir, pale d’éolienne, etc.), le monitoring devient un maillon essentiel de la maintenance prédictive. 

 

Surveiller le plus régulièrement possible l’état de santé d’une structure pour optimiser la maintenance industrielle : tel est l’enjeu du monitoring des structures, une technique sur laquelle le Groupe Institut de Soudure s’est positionné depuis une dizaine d’années. Elle est notamment utilisée en chimie, pétrochimie (pipelines), aéronautique (aile d’avion), dans l’énergie (pale d’éolienne, bouteille composite…) ou dans le génie civil (ponts, bâtiments, etc.).

AMÉLIORER LA FIABILITÉ

En quoi consiste-t-elle ? Il s’agit de mettre en place une chaîne de mesures qui va « interroger » en permanence la structure. Périodiquement, cette chaîne peut remonter des données sur l’état de l’équipement, qui sont analysées. En installant « à demeure » cette chaîne de mesures, « on évite que les variations des données collectées provoquées par le montage et le démontage des instruments de mesure ne masquent celles induites par la structure, indique Slah Yaacoubi, chef de projet du Groupe Institut de Soudure. On améliore donc la fiabilité ». En signalant de façon précoce les défauts qui peuvent apparaître sur l’équipement, le monitoring permet de prolonger sa durée de vie, et de diminuer les risques d’accidents ou les dégâts liés à des casses d’équipement. « C’est également un outil essentiel pour la maintenance prédictive, souligne Slah Yaacoubi. En effet, l’exploitant peut être informé en temps réel sur l’évolution de l’état de santé d’une structure et donc agir dans les délais les plus brefs. »

RASSEMBLER DES COMPÉTENCES DIVERSES

Sa mise en oeuvre suppose de rassembler des compétences diverses : électronique, informatique industrielle, traitement de signaux, statistiques, programmation, etc. Les recherches académiques et applicatives ne cessent de se développer. Plusieurs laboratoires et équipes de recherches universitaires existent aujourd’hui à l’échelle internationale. Néanmoins, les produits développés et déployés ne sont encore pas à la hauteur de l’enjeu. Pour sa part, le Groupe Institut de Soudure a engagé des collaborations avec des industriels et des universitaires, tout en accueillant trois thésards. Il a également développé des produits : des capteurs innovants et sur mesure à bas coût, un magnétiseur automatique de capteurs, des prototypes de bouteilles composites capables de « s’auto-contrôler », et le suivi d’une chaufferie.

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