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CEFRI : Passeport pour la sécurité

créé par les professionnels de l’industrie nucléaire dont ceux rassemblés au sein du GIIN (Groupe intersyndical de l’industrie nucléaire), le CEFRI délivre des certifications de sociétés et de personnes qui interviennent en milieu nucléaire.

Pour les exploitants, c’est la garantie de la compétence des intervenants sur leurs installations ; pour les entreprises, c’est la preuve de l’efficacité de leur politique en matière de radioprotection et donc un atout pour accéder aux marchés français et internationaux ; pour les salariés, c’est l’assurance de travailler en sécurité : les certifications CEFRI profitent à l’ensemble des acteurs du nucléaire.

Crédibilité et impartialité

Présidé par Michel Fondeviole du GIIN, cet organisme indépendant, accrédité par le Cofrac**, a été créé en 1990 par les professionnels de l’industrie nucléaire.
Il associe les exploitants (CEA, EDF, Areva…), le GIIN, l’IRSN***, la Société Française de Radioprotection, la Caisse nationale d’assurance maladie et les médecins du travail. « Tous s’accordent sur un point : la protection des travailleurs, remarque Pascal Vaucheret, directeur du CEFRI. C’est pourquoi les référentiels de certification ont été rédigés conjointement. Ils visent à garantir la sécurité des personnels tout en facilitant la mise en oeuvre de la réglementation. »
En 2014, les 56 auditeurs du CEFRI, pour la plupart des spécialistes de la radioprotection, ont réalisé 597 audits dont 522 pour certifier des entreprises employant du personnel travaillant dans le milieu nucléaire. Au total, depuis sa création, le CEFRI a certifié 991 entreprises, dont environ 60 % mécaniciennes.


Repenser les référentiels

Jusqu’à présent à l’initiative des entreprises, cette certification est désormais obligatoire pour toute société (y compris les entreprises de travail temporaire) ou personne intervenant en zone, ce qui nécessite de repenser les référentiels. D’où une charge de travail conséquente pour les instances composées en majorité d’experts détachés d’entreprises exploitantes ou de prestataires.
Le CEFRI délivre également deux autres certifications : pour les organismes de formation, et pour les formations de personnes compétentes en radioprotection (PCR).
Ainsi, cette association loi 1901 est chargée de certifier les deux nouveaux programmes de formation mis en place en septembre 2014 par EDF : « Formation Savoir Commun du Nucléaire » et « Complément Sûreté Qualité », venant en remplacement des formations « Habilitation nucléaire »et « Qualité Sûreté Prestataire ». Fruit des analyses terrain et des évolutions réglementaires conduisant à un renforcement des exigences sur la sûreté, l’environnement et la radioprotection, ces deux formations consolident la connaissance et la maîtrise des salariés sur les spécif icités liées à leur environnement de travail.

*Comité français de certification des entreprises pour la formation et le suivi du personnel travaillant
sous rayonnements ionisants
**Comité français d’accréditation
***Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

Sécurité : l’Ineris évalue les compétences

En 2014, l’Ineris a délivré sa 500ème Certification Quali SIL. Elle atteste des compétences des ingénieurs et techniciens instrumentistes qui intègrent des fonctions de sécurité (capteurs, automatismes, actionneurs…) dans les installations industrielles à risques.

Il s’agit de l’une des certifications de compétences dans le domaine de la sécurité gérées par l’INERIS. L’institut a commencé en 2003 pour les installateurs de matériels utilisés en zone à risque d’explosion Atex (atmosphère explosive). On compte aujourd’hui 8 000 certificats actifs dont 2 000 à l’international, et de plus en plus selon le nouveau référentiel IECEx, reconnu au niveau mondial. Troisième certificat, Quali foudre, comme son nom l’indique, est destiné aux intervenants (fabricants, BE, installateurs…) sur la protection des installations classées contre les effets de la foudre.
Aucune de ces certif ications n’est obl igatoire, mais de nombreux donneurs d’ordre peuvent l’exiger sur des projets ou pour intervenir sur leur site.
« Certains schémas de certification de compétences nécessitent une évaluation théorique et pratique sur nos bancs d’essais, indique Olivier Cottin, responsable d’unité EQEN au pôle Certif ication. Une formation peut être associée.»
Chaque schéma de certification de compétence a son pendant technique. Exemple : la certification des matériels pour une utilisation en Atex. C’est d’ailleurs l’une des spécificités de l’INERIS, selon Dominique Charpentier, responsable du pôle Certification : « Nous nous appuyons sur notre expertise technique pour certifier les compétences des salariés ».
L’INERIS étend aujourd’hui ses certifications aux nanotechnologies, avec Nano-cert pour les opérateurs exposés sur leur poste de travail, et dans le domaine de la récupération des solvants chlorés.

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